Arnaques téléphoniques : d'où viennent vos infos ?
Mis à jour le · Par l’équipe Efface
Comment un fraudeur peut-il connaître mon nom et mon adresse ?
Souvent par des sources publiques : annuaires en ligne, sites de recherche de personnes, profils publics ou fuites de données. Retirer vos fiches de ces sites réduit ce qu'il peut trouver sur vous.
« Bonjour monsieur, ici le service de fraude de votre banque. » L'appelant connaît votre nom, parfois votre ville ou votre adresse. C'est déstabilisant, et c'est voulu : un fraudeur qui connaît quelques détails sur vous paraît plus crédible. Voici d'où peuvent venir ces renseignements, comment reconnaître les arnaques courantes et quoi faire pour vous protéger.
Comment un fraudeur peut connaître votre nom
Il n'a pas besoin d'avoir piraté votre banque. Il existe plusieurs sources plus simples :
- 1Les annuaires en ligne. Si vous avez déjà eu une ligne inscrite, votre nom, votre numéro et parfois votre adresse peuvent être publiés sur des sites comme Canada411 ou Canada Pages.
- 2Les sites de recherche de personnes et les courtiers de données, qui assemblent des profils à partir de plusieurs sources. Voir Qu'est-ce qu'un courtier de données ?.
- 3Les fuites de données. Quand une entreprise se fait voler ses fichiers, des noms, des courriels et des numéros peuvent circuler. Voir comment vérifier si votre courriel est dans une fuite.
- 4Les réseaux sociaux publics : nom, ville, liens familiaux, photos de la maison, dates importantes.
- 5Les appels au hasard. Certains fraudeurs composent des séries de numéros sans rien savoir de vous, puis tentent de vous faire dire votre nom.
Retirer vos renseignements de ces sources ne bloque pas toutes les arnaques, mais rend plus difficile une arnaque personnalisée.
Les arnaques téléphoniques les plus courantes
Le Centre antifraude du Canada décrit de nombreux scénarios. En voici quelques-uns qui reviennent souvent :
- Le faux appel de la banque : on vous dit qu'une transaction suspecte a eu lieu et on vous demande vos codes, votre NIP ou de transférer votre argent « dans un compte sécuritaire ».
- L'arnaque des grands-parents : un supposé petit-enfant (ou un « avocat » ou un « policier ») réclame de l'argent en urgence pour une caution ou un accident.
- Le faux agent gouvernemental : on prétend que vous devez de l'argent à l'impôt ou qu'un mandat d'arrêt vous vise.
- Le faux soutien technique : on vous dit que votre ordinateur est infecté et on vous demande d'installer un logiciel d'accès à distance.
- Les textos frauduleux : un message imite votre banque, un service de livraison ou un organisme public et contient un lien.
Les signaux d'alarme
- On vous presse d'agir tout de suite.
- On vous demande de garder le secret, même face à votre famille ou votre banque.
- On demande un paiement en cartes-cadeaux, cryptomonnaie ou virement.
- On demande un code reçu par texto, un NIP ou un mot de passe. Votre banque ne vous le demandera pas.
- L'afficheur montre le nom de votre banque : les fraudeurs peuvent falsifier le numéro affiché.
Quoi faire pendant l'appel
- 1Ne confirmez rien, pas même votre nom ou votre adresse.
- 2Raccrochez. C'est permis, même si l'appelant insiste.
- 3Rappelez vous-même le numéro officiel, inscrit au dos de votre carte ou sur le site de l'organisme. Si possible, utilisez un autre téléphone ou attendez quelques minutes.
- 4Parlez-en à un proche avant d'envoyer de l'argent.
Réduire ce que les fraudeurs peuvent trouver
- 1Faites l'inventaire : cherchez votre nom entre guillemets avec votre ville, puis votre numéro, dans Google.
- 2Retirez vos fiches des annuaires : Canada411, Canada Pages, PagesJaunes.
- 3Retirez-vous des sites de recherche de personnes : voir supprimer votre numéro des sites de recherche de personnes.
- 4Faites une demande écrite aux entreprises qui n'ont pas de formulaire. Au Québec, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, modifiée par la Loi 25, permet de demander la cessation de la diffusion d'un renseignement personnel dans les conditions prévues par la loi, avec une réponse attendue dans les 30 jours. Voir comment demander l'effacement.
- 5Inscrivez-vous à la LNNTE pour limiter le télémarketing légal. Les fraudeurs l'ignorent, mais elle réduit le reste des appels. Voir notre guide LNNTE.
- 6Verrouillez vos réseaux sociaux : profil privé, liste d'amis cachée.
Si vous avez été victime
- 1Appelez votre banque immédiatement, au numéro officiel.
- 2Changez vos mots de passe si vous en avez donné un.
- 3Signalez la fraude au Centre antifraude du Canada et à votre service de police.
- 4Surveillez votre dossier de crédit auprès d'Equifax et de TransUnion.
Notre guide Vol d'identité : quoi faire, dans l'ordre détaille chaque étape.
Voyez ce que les fraudeurs peuvent voir
Efface cherche votre nom, votre adresse et votre numéro sur des annuaires, des sites de recherche de personnes et des courtiers de données, envoie les demandes de retrait et vous remet une preuve datée avant et après. Le premier mois est gratuit, puis c'est 14,99 $ par mois.
Questions fréquentes
- Ma banque peut-elle m'appeler pour une fraude ?
- Oui, mais elle ne vous demandera pas votre NIP, votre mot de passe ou un code reçu par texto, et ne vous demandera pas de déplacer votre argent. En cas de doute, raccrochez et rappelez le numéro officiel.
- Si je retire mon numéro des annuaires, les appels vont-ils cesser ?
- Pas forcément. Certains fraudeurs composent au hasard. Mais moins ils trouvent d'informations sur vous, moins leur histoire est convaincante.
- Le nom de ma banque s'affiche. Est-ce que c'est vraiment elle ?
- Pas nécessairement. Les fraudeurs peuvent falsifier l'afficheur. Rappelez vous-même le numéro inscrit au dos de votre carte.
- Où signaler une tentative de fraude ?
- Au Centre antifraude du Canada, même si vous n'avez rien perdu. Votre signalement aide à repérer les nouvelles arnaques.
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